Le Brésil

Le Brésil est un grand pays de 8,5 millions de km² (15 fois plus grand que la France!) qui occupe la moitié de la superficie de l'Amérique du sud. Le pays compte 215 millions d'habitants, la capitale est Brasilia. La monnaie est le réal. C'est une ancienne colonie portugaise (indépendance en 1822), la langue est donc le portugais.

Après une semaine passée au Paraguay (sans intérêt) j'ai traversé à pied le pont qui sépare le Paraguay du Brésil. Me voilà donc au Brésil, le dernier pays de mon voyage. Les célèbres chutes d'Iguazù s'écrivent de cette façon en Argentine, en espagnol donc, mais ce sont les chutes d'Iguaçu au Brésil, en portugais. Elles sont à la frontière entre les deux pays. 

Les chutes d'Iguazù.

Les chutes en Argentine vues du Brésil 

Les chutes sont le résultat d'une dépression géologique dans laquelle s'engouffre le rio Iguazù. Les plus hautes chutes font 82m de haut. Des sentiers et des passerelles permettent de s'approcher des chutes des deux côtés (Brésil et Argentine). D'un côté comme de l'autre, le spectacle est impressionnant. La force de la nature s'exprime ici dans toute sa beauté. L'ensemble des cascades s'étale sur un front de 3 km et se termine en fer à cheval à la Garganta del Diablo (la gorge du diable)

 

La Gorge du Diable en Argentine.
 

D'un long fleuve tranquille, le rio Iguazù plonge dans la dépression dans un fracas assourdissant ! L'avantage côté argentin c'est qu'on est à hauteur et vraiment au plus près des chutes. Cela dit, ça mouille ! Mais ça allait, il n'y avait pas de vent donc je n'ai pas été trop arrosé. Bien que cela aurait fait le plus grand bien car il faisait une chaleur torride : 38°C !

 

Les chutes au Brésil.

 

Les chutes les plus célèbres dans le monde sont les chutes du Niagara (entre le Canada et les US), les chutes Victoria (entre la Zambie et le Zimbabwe) et les chutes d'Iguazù. Pour les avoir vues toutes (2 fois Victoria et Iguazù), les chutes d'Iguazù sont sans conteste les plus belles.

Côté brésilien, on est plus loin de la Gorge du Diable, mais on a plus de recul, ce qui permet d'avoir une superbe vue d'ensemble.  

A gauche le Brésil, au fond le cirque, à droite l'Argentine.

Des deux côtés c'est une usine à fric. En Argentine c'est plus étendu, le temps de visite est plus long et la foule est dispersée. Côté brésilien le circuit est plus court, la foule est plus compacte, plus gênante. La première fois que je suis venu ici (il y a neuf ans en 2017) j'avais préféré le côté argentin. En faisant abstraction de la foule, cette année j'ai préféré le côté brésilien. Allez savoir pourquoi...


Ça mérite bien une petite vidéo, comme si vous y étiez (vidéo tournée côté Brésil)


 

Salvador de Bahia.

Un nom qui fait rêver. Arrivé à Salvador, changement de température. Il ne fait plus que 35°C. J'ai presque eu froid !

Comme son nom l'indique, Salvador de Bahia se situe à l'entrée d'une baie, la baie de Tous les Saints, au nord-est du pays, au bord de l'océan Atlantique. Ici on l'appelle seulement Salvador, c'est la capitale de l'état de Bahia.

 
L'ambiance est afro-brésilienne, la population est très majoritairement noire. Il y a deux quartiers touristiques. Tout d'abord Barra. C'est le quartier des plages, et les brésiliens adorent ça. La preuve.

Tout est bleu, comme la mer. Ils s'agglutinent sous les parasols bleus tous assis sur des chaises pliantes, la glacière à portée de main. Ceux qui sont au dernier rang ne voient pas la mer, c'est un comble ! Je n'aime pas les plages en ville, encore moins quand elles sont bondées, la musique et les jeux de ballons en plus. Tout ça n'est pas reposant, je n'y suis allé qu'une fois pendant une heure et demie pour prendre le pouls du Brésil. Mais je n'ai pas aimé, trop c'est trop.

 

L'autre quartier touristique s'appelle Pelourinho. C'est le quartier historique, le coeur de la ville. C'est pour voir cela que je suis venu.

 
Le quartier n'est pas très grand, on en fait le tour en une journée. Les rues sont pavées, les maisons sont anciennes et surtout elles sont colorées. Le nombre d'églises, datant du temps de l'évangélisation forcée, est impressionnant ! De ce point de vue là, les portugais ont rivalisé avec les espagnols...

 
J'aime les belles villes coloniales espagnoles en Amérique latine, j'en ai vu un grand nombre. Si Salvador est assez jolie, elle n'égale pas les plus belles villes coloniales espagnoles. A Salvador, il y a plutôt un air de Cuba.

Fondée par les portugais à partir de 1549, Salvador fut la première capitale du Brésil.C'est l'une des plus  anciennes villes coloniales des Amériques. L'ambiance est nonchalante, la ville est réputée pour sa gastronomie (bof), sa culture afro-brésilienne et son architecture. 


 






Vue depuis mon hôtel le soir

Salvador a été un des premiers ports d'esclaves en Amérique, c'est pourquoi aujourd'hui la culture afro-brésilienne est bien présente à travers la musique et la danse. Je suis allé voir un spectacle de danses dans une petite salle dans le quartier historique. C'était très visuel et la troupe, très professionnelle, à mis une sacrée ambiance dans la salle !

 


Morro de Sao Paulo.

J'ai quitté Salvador en bateau. Deux heures et demie plus tard me voilà à Morro de Sao Paulo sur l'île de Tinharé, au sud de Salvador. Le coup de foudre a été immédiat, j'en suis resté bouche bée !

Il y a des endroits comme ça, quand j'arrive, je sais tout de suite que je vais me plaire. Ça n'arrive pas tous les jours mais ça arrive quand-même fréquemment pendant un voyage qui dure entre 7 et 8 mois. Heureusement ! Si vous venez un jour à Morro de Sao Paulo, ça vous fera le même effet. Comment peut-il en être autrement. Regardez cette beauté épurée !

C'est une découverte, n'étant jamais venu dans cet endroit du Brésil. Morro est un petit village très touristique. Il y a quatre plages. Elles ne portent pas de nom, enfin si mais ils ne se sont pas cassé la tête : première plage, deuxième plage, troisième plage, quatrième plage. Et voilà ! J'étais logé près de la deuxième plage dans un bel hôtel. Je suis resté six jours. 


Les plages sont de sable blanc, le ciel est toujours bleu, 35° tous les jours, l'eau est à 30° ! C'est un vrai Paradis ! C'est l'un des plus beaux endroits au bord de la mer que j'aie jamais vu. 

J'ai pris mes petites habitudes. Après le petit-déjeuner j'allais me baigner à la quatrième plage. C'est la plus éloignée du village donc la plus sauvage, la plus longue aussi.

C'est aussi la seule plage avec de l'ombre sous les palmiers et les amandiers.


Pas besoin d'aller au bar chercher un cocktail, les cocktails viennent à nous sur des barques. Caïpirinha, Pina Colada, Mojito,...Il n'y a qu'à demander. Bon, je n'ai pas testé, n'étant pas client de ce genre de chose que je n'aime pas à vrai dire. Mais ça existe et les brésiliens en sont de gros consommateurs.


L'après-midi j'allais me baigner à la deuxième plage près de l'hôtel. C'est la plus fréquentée. 


Le soir la température ne baisse pas beaucoup, il fait 25° la nuit. L'ambiance est super tranquille. Bars et restaurants de plage proposent de bons plats. Musique Bossa Nova assurée par des chanteurs ou chanteuses accompagnés d'une guitare. Idem dans la rue principale du village. On arrive à Morro en bateau, il n'y a pas de véhicules à moteur dans le village qui est piétonnier. Qu'est-ce que c'est bien ! Je vous invite à y venir une fois. La saison sèche est longue, de septembre à mars. La saison des pluies s'étend de avril à août.


Boipeba.

Le village de Boipeba se situe au nord de l'île Boipeba. Un charme fou, un petit village très tranquille, beaucoup moins touristique que Morro.


Je me suis installé dans un hôtel avec vue sur la mer, à 100m du village d'un côté, à 100m de la plage de l'autre côté. Idéal ! A Boipeba non plus il n'y a pas de voitures, le village est entièrement piétonnier. C'est le pied ! Presque toutes les plages du Brésil ont leur bar-restaurant les pieds dans l'eau. A marée basse les clients ont les pieds au sec, à marée haute ils ont les pieds dans l'eau. 

Il y a des milliers de palmiers le long des plages. C'est mon arbre préféré, il symbolise le voyage, l'exotisme, le soleil, la plage, la mer. Ce vert lumineux sur fond de ciel bleu, c'est l'idée-même qu'on se fait du voyage.

J'ai fait des excursions en bateau autour de l'île avec baignades dans des piscines naturelles, l'eau est à 30°, c'est incroyable ! 


La chaleur est écrasante, difficile à supporter lorsque le soleil est à son zénith. Il fait 35° à l'ombre et d'ombre il n'y en a pas. On passe d'une plage à l'autre, on passe beaucoup de temps à barboter dans l'eau tiède de l'océan Atlantique.

Tous ces palmiers, c'est fascinant ! 


Une excursion s'est terminée sur un bar flottant avec dégustation d'huitres, vin blanc et coucher de soleil. Le bonheur ! 

 

 


 


Les palmiers de Boipeba, c'est quelque chose !

 

C'est ici, sous le soleil brésilien, que se termine mon voyage de 7 mois dans les Amériques (nord, centrale et sud). Encore un voyage magnifique comme tous ceux que j'ai fait auparavant.

10 pays visités : Canada (Québec), Mexique, Guatemala, Costa Rica, Colombie, Bolivie, Chili, Argentine, Paraguay, Brésil. Un sacré périple sur l'ensemble du continent.

Elle est pas belle la vie ! 

Mon parcours.


 



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