Costa Rica
Le Costa Rica est un petit pays 10 fois plus petit que la France, peuplé de 5 millions de costaricains, appelés aussi "ticos". La monnaie est le colon, on peut payer beaucoup de choses en dollars. Si on paie avec la carte bancaire, la surcharge est de 13%. Record du monde !
C'est un pays très touristique prisé des américains (les gringos) et des canadiens. Normal, c'est sur leur continent. L'accent est mis sur l'écotourisme, ce qui est discutable quand je vois toutes les décharges notamment à proximité des plages, c'est loin d'être un pays propre. A part ça il y a beaucoup de parcs nationaux, prétexte à faire payer presque partout y compris pour accéder à certaines plages. La réservation est obligatoire via le site internet des parcs nationaux (Sinac). Quelques parcs nationaux sont dysneylandisés (accrobranches, tyroliennes, sauts à l'élastique, quads (pollution sonore insupportable). La clientèle jeune et américaine est visiblement ciblée. Dans ma gamme de prix, les hébergements sont pour la plupart minables, j'ai dû passer à la gamme au-dessus pour avoir quelque chose de juste décent. Beaucoup de plages sont de sable gris ou noir, c'est franchement pas engageant. J'ai eu beaucoup de jours de pluie. Malgré tout ce qui est négatif, il y a de belles choses, notamment les petits animaux (oiseaux, singes, paresseux, iguanes) et la végétation luxuriante, tropicale. C'est ce que je vais vous montrer.
Pour résumer, de mon point de vue, le Costa Rica est la grosse destination touristique la plus surcotée. Je reviens pour la quatrième fois malgré les critiques...Rien que pour voir des toucans !
Je n'ai pas dormi à San José, la capitale, c'est une ville craignos où il ne faut pas trainer la nuit et en plus elle n'a aucun charme. Heureusement j'ai atterri à 9h du matin ce qui m'a permis de rejoindre de suite Puntarenas au bord du Pacifique. La plage parait belle en photo, mais elle n'est vraiment pas terrible. C'était un weekend, il y avait un peu de monde.
J'ai pris un ferry pour rejoindre la péninsule Nicoya. Le trajet dure une heure et vingt minutes.
Montezuma.
C'est un petit village au bord du Pacifique, réputé pour sa bonne ambiance cool et sa plage. J'ai été surpris en arrivant sur la plage !
On peut se baigner, mais il faut se frayer un chemin......parmi des tonnes de bois flottés à perte de vue et des détritus. Pas simple ! Donc je ne suis pas resté, je suis descendu vers le sud, toujours au bord du Pacifique.
Manuel Antonio.
Je connais l'endroit que j'aime beaucoup, malgré la pluie qui est tombée. J'ai dû attendre une journée pour avoir du beau temps.
Et quand les ticos sont en vacances, ils vont à la plage. Il y avait des touristes aussi, surtout des américain(e)s. C'est une plage publique, gratuite.
Dans le jardin de mon hôtel, en fin d'après-midi, un couple de aras guacamayas venait se nourrir de je ne sais quoi dans le creux d'un arbre mort.
Si Manuel Antonio est touristique, c'est grâce à sa situation au bord de la mer, mais aussi et surtout pour son parc national réputé comme étant l'un des plus beaux du pays. Ce n'est pas faux, c'est pour ça qu'il y a beaucoup de monde. Il faut réserver à l'avance (il faut payer bien sûr), le quota est de 2000 personnes par jour. Il est interdit d'apporter de la nourriture. Inutile de prendre un guide, on peut tout voir par soi-même, sauf les oiseaux au loin, mais il y en a si peu...
Il y a beaucoup de singes, comme ce beau singe écureuil (ci-dessus) et des singes capucins qui, comme nous, aiment les raisins secs...Il y a de grands iguanes au bord de la plage, dont certains sont de couleur bleue (c'est dû à la mue)
A part ça je n'ai pas vu en seul oiseau à mon grand regret. Deux plages se tournent le dos, formant un x. Elles sont vraiment belles, la baignade n'est pas dangereuse, et l'endroit est superbe.
Ces plages étant dans le parc national, il faut payer pour venir en profiter.
La plage vue à travers le beau feuillage d'un amandier.
Sur une des deux plages, se dressent des palmiers de toute beauté, d'un vert éclatant sur un fond de ciel bleu cotonneux !
Corcovado.
Au fond de la Bahia Drake (la Baie Drake, du nom du plus célèbre pirate qui a sévit dans la région) le petit village Agujitas parait beau de loin mais en fait il n'y a pas plus moche.
Quand il se gratte, on voit tout...
Les plages se succèdent , donnant lieu à des baignades dans une eau à bonne température.
Mais le rouge ne suffit pas, regardez ce dégradé de couleurs. Du rouge, du jaune, et surtout ce bleu incroyable ! Quelle beauté !
Eh ben. Quelle journée ! Que d'émotions. J'appelle ça une journée bénie par les dieux !
Je la voyais arriver de loin. Elle est arrivée. La pluie, après trois heurs de marche. Une pluie tropicale, battante, diluvienne, j'ai fait demi-tour pour rentrer, deux heures et demi sur le chemin transformé en ruisseau, pas de vêtement de pluie, trempé comme une poule mouillée. Mais ce n'est pas grave, J'ai vu ce que je voulais voir, sans savoir que ça allait arriver ce jour-là. La chance quoi.
Le lendemain matin, en prenant mon petit-déjeuner sur le balcon de ma chambre, je vois quelque chose bouger dans les arbres une vingtaine de mètres devant moi. Non, encore !
Ils étaient deux. J'ai eu le temps de les observer pendant un bon quart d'heure. Ceux-là n'ont pas le collier rouge.
J'ai pris les deux photos ci-dessous à deux ou trois secondes d'intervalles. Il ouvre d'abord son bec, et il ressort un fruit du fond de sa gorge pour le manger maintenant qu'il est tranquillement posé. Fascinant !
Tortuguero.
Après la côte Pacifique, me voilà arrivé sur la côte Caraïbe. J'ai dû traverser tout le pays en passant une nuit à San José la capitale où il ne fait pas bon sortir la nuit...De là, j'ai pris deux bus et un bateau pour arriver à Tortuguero.
J'aime ce petit village accessible seulement en bateau. Il est posé sur une bande de terre entre la mer et un long canal, ça ressemble à s'y méprendre au Canal des Pangalanes à Madagascar.
J'ai marché dans le village en levant la tête (comme tout le monde), je sais qu'il y en a, il va falloir un peu de chance, mais j'en ai à revendre alors j'y crois.
Et voilà, c'est fait. Un couple de toucans, toujours les mêmes, les toucans à gorge jaune que je commence à connaître. Moins d'une heure plus tard, avant la tombée de la nuit...
Un toucan Aracari, je n'en avais jamais vu. Il est plus petit, plus trapu, moins coloré, mais c'est un évènement de voir deux espèces dans la même journée. Ce que tout le monde fait à Tortuguero, c'est une ballade en canoé, à la rame, avec un guide, sur le canal. Tôt le matin, à 6 heures.
J'ai vu beaucoup d'animaux, beaucoup d'oiseaux, des hérons notamment, des blancs, des cendrés, des hérons tigres et le plus beau, l'Onoré du Mexique !Des iguanes de couleurs différentes, le marron que j'ai vu le plus souvent au Costa Rica.
Et un iguane vert que je vois pour la première fois, heureusement que le guide était là sinon je ne l'aurais pas vu vu le mimétisme avec la végétation !
Si certaines photos ne sont pas nettes, c'est parce que parfois les animaux sont haut perchés, c'est le cas avec ces singes hurleurs, je ne sais pas si vous en avez déjà entendu, mais ça fait peur. Ils poussent un cri rauque abominable ! Si on les entend de loin, ils ne sont pas faciles à voir.
C'est un petit singe, trapu, très noir avec des reflets roux pour cette espèce. Quand il grogne, on pourrait croire qu'il va attaquer. Mais non. Impressionnant quand-même ! Le grand saut ! Qui permet de bien voir ses reflets roux.Regarde là-haut, me dit le guide. Mais je ne vois rien. Il arrête le canoé (en fait c'est une barque) pour me le montrer. Oh la la ! J'y crois pas.
Un toucan à carène, celui que je désespérais de voir. Il est là-haut, fier de son long bec arc en ciel absolument magnifique ! Voilà, j'ai réussi à voir les trois espèces de toucans du Costa Rica en l'espace de deux jours consécutifs à Tortuguero. C'est plus que de la chance, c'est une bonne étoile au-dessus de ma tête. Mais pas tout à fait car cette fois-ci je n'ai pas vu un seul paresseux. C'est bizarre, mais j'y crois.
Puerto Viejo.
A chaque fois que je suis venu à Puerto Viejo (4è fois), j'avais passé la frontière du Panama tout proche pour aller à Bocas del Toro. Ça ne sera pas le cas cette fois. J'aime bien ce village à l'ambiance caribéenne, il y a les inévitables rastas fumeurs de joints...Mais le must c'est de louer un vélo pour faire les douze km le long de la mer jusqu'à Manzanillo. Une demi-dizaine de plages se succèdent, les arrêts baignade s'imposent.
Mais les animaux, c'est incroyable, il y en a partout. A peine j'avais pédalé deux km, un toucan à carène majestueux !
Juste un peu plus loin, dans un arbre au bord de la route...deux paresseux suspendus paraissaient...
Ce sont des paresseux à deux doigts, en fait ce sont deux griffes incurvées leur permettant de s'agripper et de se laisser pendre aux branches. C'est une drôle de position pour dormir.
En les voyant, tout le monde craque. Ils sont tellement mignons, on dirait des peluches. Ils dorment vraiment, ils ne font pas semblant. En fait, ils dorment 80% de leur temps ! C'est un animal arboricole (qui vit dans les arbres), herbivore et nocturne. Il se nourrit de feuilles essentiellement.Je ne les ai pas entendus, mais je les ai quand-même vus. Des singes hurleurs, silencieux à ce moment-là, qui s'amusaient dans un arbre. Cette femelle a un bébé agrippé à son ventre.
Juste avant que la pluie n'arrive, j'ai eu une chance inouïe ! Peut-être ce que j'ai vu de plus beau depuis le début de mon voyage, en tous cas c'est ce que j'ai vu de plus tendre.
Vous devez penser que ce n'est qu'un paresseux de plus. Oui c'est vrai, c'est une femelle, mais elle n'est pas seule.Elle porte un bébé sur son ventre ! C'est le summum de la beauté animale, c'est d'une tendresse infinie...
Ça mérite bien une petite vidéo. Magique !
Fin du voyage au Costa Rica.














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